Comment tu travailles ? Neuf ans plus tard…

Dans les coulisses

En 2011, sur mon précédent blog, j’avais répondu à une lectrice au sujet de ma manière de travailler. J’ai relu cet article, et oui, je confirme qu’en neuf ans, mon processus d’écriture a bien changé. Il s’est étoffé, passe par plus d’étapes, pour un meilleur résultat.

C’est une nouveauté pour moi : je note des idées, j’établis des fiches pour mes personnages.

Ce n’est bien sûr plus du tout une nouveauté, (même si fiches est un bien grand mot : je décris mes personnages, j’apprends à les connaître) et surtout, je ne me contente plus que de ça. Dans mes carnets (car j’en utilise plusieurs à la fois), il y a des idées de romans (parfois développées, parfois trois mots dont je ne comprends même plus le sens huit mois plus tard), des bouts de phrases, des notes,…

Quand j’ai choisi laquelle de mes idées je compte développer en manuscrit, je prends un autre carnet. Je crée les personnages, j’imagine ce qui pourrait leur arriver, leurs buts, les obstacles, mais dans le désordre. J’y réfléchis chaque jour, et je note tout ce qui me traverse l’esprit. Cela prend plusieurs semaines, et, le plus souvent, de nombreuses idées sont mises de côté (mon carnet est plein de ratures) (j’en dévoilerai quelques photos dans un Mot de l’autrice, je vous invite à vous y inscrire si ce n’est déjà fait).

Ensuite, quand j’ai assez de matière, je m’attèle à la chronologie. J’ai alors une représentation plus ou moins claire du déroulement du roman, même si le contenu de certains chapitres se résume à trois mots, par exemple « passé de X ». Je procède à la fois par écrit dans le carnet, et dans le logiciel Scrivener, qui est un logiciel d’écriture spécifique (et que j’adore).

Côté pratique, j’écris un premier jet à l’ordinateur. Impression, relecture, corrections au stylo : j’aime le contact du papier, la pointe du stylo qui gratte sur la feuille, les mots barrés, les petits dessins griffonnés dans les marges, je peux ainsi voir que le récit avance, se construit petit à petit. Et je recommence le processus.

Là encore, changement : avant, je tapais le premier jet dans Word. Pour mes deux derniers romans, et celui sur lequel je travaille actuellement, j’ai utilisé Scrivener. Quand ce premier jet est finalisé, j’abandonne le roman. Pour six longues semaines. Ce laps de temps est nécessaire pour pouvoir aborder avec un œil presque neuf la première relecture.
Pour celle-ci, je transfère le texte dans un document Word. La mise en page y est différente, ce qui permet une sorte de prise de distance avec la narration. C’est aussi à cette étape que j’utilise Antidote, mais uniquement pour les répétitions.

Ma conscience écologique s’étant affirmée au fil des années, ce n’est que pour la relecture suivante que j’imprime (sur du papier brouillon ou déjà utilisé). Le support, pour repérer les modifications à faire, est important aussi : on ne lit pas de la même manière un texte sur écran et un récit sur papier.

Après ces deux relectures, je confie mon texte à mes bêtas, dont le nombre varie (au minimum deux). Ma confiance leur est acquise, leurs remarques et suggestions me permettent d’améliorer mes romans. Je les retravaille donc, avant une ultime relecture et envoi aux maisons d’édition.

Cet article vous a plu et vous n’avez pas envie de rater les prochains ? Toutes les infos ici.

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